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La maison victorienne des Brown

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EXTERIEUR

Le style victorien se caractérise par l’ornementation des fenêtres, de la corniche et de la galerie, par la présence d’une tourelle en coin, octogonale ou ronde, par celle d’un porche ainsi que par l’ajout de couleurs vives.

La  maison du banquier est située dans le quartier des boutiques élégantes et des banques (p.100/101) et nous savons (p.288) que Helen, depuis chez elle, doit traverser la ville pour s’y r endre.

 A l’extérieur, nous pouvons donc l’imaginer avec sa tourelle sur deux étages, enrobée d’une galerie aux poteaux tournés, aux équerres découpées, à la poutre supérieure et aux corniches d écorées de moulures dentelées.

Séparée de la rue (p.101) par une grille, on y accède en traversant un jardin luxuriant – à l’anglaise donc ! – dont l’allée mène à une terrasse, qui forme un porche protégé par une marquise en ferronnerie, lequel est éclairé de nuit (p.511). La chambre des maîtres à l’étage, munie de volets, donne sur le devant (p.134).

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REZ DE CHAUSSEE

- HALL et CUISINE 

À l’intérieur, un large hall dallé vous accueille, où l’on suppose un meuble puisque Cathy dissimule une lettre sous un napperon (p.134). Une porte ouvre sur la cuisine, une autre sans doute sur un coin dressing et des toilettes dont Cathy actionne la chasse d’eau.

- BOUDOIR/BIBLIOTHEQUE

De là (p.101) on emprunte un couloir décoré de tableaux de chasse à courre, qui conduit à une sorte de boudoir en ovale qui fait office de bibliothèque.

La pièce donne une impression de recueillement : elle reçoit par deux fenêtres à vitraux une lumière tamisée qui luit doucement sur le plancher de chêne ciré, recouvert d’un tapis dont la soie accroche un peu de jour, sur les lambris et les moulures en stuc, et sur les meubles en palissandre dans lesquels se devinent, derrière les portes vitrées à petits bois, les reliures de cuir. Sur tout le tour court une corniche qui dispense un éclairage indirect.

Le côté où se trouvent une table console en demi-lune, en citronnier de Ceylan, et un siège de style semble plutôt réservé à la lecture ; l’autre sert au courrier, qu’on écrit sur un bureau à abattant, et à la réception de visiteurs : ce coin est doté d’une bergère à oreilles, à laquelle fait face un siège à dossier ajouré à croisillons qui fait le symétrique avec celui placé devant la table console ; il y a là tout ce qui est nécessaire pour prendre le thé et feuilleter des revues : table à thé, tables gigogne et guéridon. Nous pensons qu’il s’agit du petit salon mentionné p.158.

- SALON/SALLE A MANGER

Le couloir doit aussi mener au séjour, distribué en deux volumes. Le grand salon (p.166), probablement agrémenté de bow-windows avec vue sur le jardin. Il est meublé (p.166) d’une table basse en verre, qu’entourent un sofa ottoman, garni d’épais coussins de soie, (qu’on retrouve p.289), et deux fauteuils club (p.471) ; un coin télévision avec deux fauteuils (p.245 et 298) ; au mur, un miroir (p.492). La salle à manger occupe l’autre partie : sur la table ovale (p.290) entourée de chaises (p.489), et éclairée par un plafonnier (p.243) brillent candélabres et couverts en argent massif, verres en cristal de Saxe.

- SUITE D’AMIS et BUREAU

Ce séjour communique d’un côté avec une suite, faite d’une chambre (p.497/8) et d’un petit boudoir attenant (p.513) meublé d’une bergère garnie de coussins aux broderies chinoises, d’une chaise inspirée d’un modèle grec rappelant la victoire de Trafalgar, et d’une lampe à pied torsadé ; et d’un autre côté avec une pièce (p.500), meublée d’un bureau à tiroirs sur lequel repose une lampe (p505), d’une chaise et d’un tapis. Au fond doit se trouver une porte qui ouvre sur la cuisine.

Cette grande pièce à vivre est certainement dotée d’un foyer, non en service puisque nous sommes aux premiers beaux jours de juin, et d’une fenestration abondante donnant sur l’arrière de la maison.

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ETAGE

- SUITE PARENTALE

Du hall part l’escalier qui dessert l’étage en grimpant par la tour imaginée. Nous y trouvons la chambre conjugale avec sa salle de bains et son dressing (Helen y prend les affaires de Cathy). Sa fenêtre – ouvrant généralement sur un balcon ouvragé – est encadrée de doubles rideaux (p.473) de velours (p.474). Deux appliques (p.375) s’allument, sans doute de part et d’autre du lit où, sur un des chevets, est posé le téléphone. Dans un angle, un fauteuil, et une glace : miroir au mur, psyché pivotante, ou armoire à glace.

 

Deux conclusions :

- Nos recherches sur le Net et dans le Quid, aux articles architecture et plan des maisons victoriennes ainsi qu’à ceux décrivant le mobilier Regency, confirment la précision et la pertinence de chacun des détails relevés. Nous en sommes admiratives et … reconnaissantes car nous avons par là appris bien des choses !

- Notre patience méticuleuse a été récompensée par la découverte d’un passage qui nous a divisées : lorsque (p.519) Helen regarde, depuis le salon, vers la chambre où elle se revoit aimant Michael, alors que, la fois précédente, elle s’est réveillée dans la chambre conjugale au premier étage. Certaines en ont conclu à une faute d’inadvertance de l’auteur, pris à sa propre émotion (!) ; les autres en ont induit que le couple, pressé par trop d’impatience, s’est précipité dans la chambre la plus proche !

Pages citées : 100, 101, 134, 158, 166, 243, 245, 288, 289, 290, 298, 375, 471, 473, 474, 489, 492, 497, 498, 500, 505, 511, 513, 519.

Club de lecture 44 : Catherine, Magali, Annie, Françoise, Laurence, Agnès.

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