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Archive de la catégorie ‘Interventions de l’auteur’

Mystérieuse, la femme ?

Lundi 3 décembre 2007

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Je sens qu’avec cette citation de Montherlant, je vais m’attirer quelques banderilles, car j’ai bien peur d’en mécontenter plus d’une et d’en faire déchanter plus d’un ! Lui, qui fit l’apologie de la sensualité en nous faisant goûter Aux fontaines du désir, il écrivait ceci : 

 « L’homme ne rêve pas de la femme parce qu’il la trouve mystérieuse ; il la décrète mystérieuse pour justifier son rêve d’elle ».

L’Indonésien, dont le fonds de commerce repose sur la nature humaine, le sait bien :  »suggérer et vendre du rêve », voilà la recette infaillible. Car la chair est triste et épuise vite ses pulsions, tandis que « le rêve seul est désir, ou désir de désir ». Et même si, immanquablement, la dure réalité nous rattrappe et que, « comme un champagne éventé, les rêves perdent leurs bulles », l’expérience montre qu’ils sont « comme des phénix qui renaissent sans cesse ». Les hommes donc, pour se protéger de la désillusion, n’auraient eu d’autre ressource que d’auréoler la femme de mystère.

Mais, ajouterai-je, gare à l’effet boomerang !

Cynique, la femme aurait tout intérêt à laisser l’homme dans son erreur ; et à l’entretenir dans l’illusion « en faisant la mystérieuse ». Mais voilà : par une même force d’illusion, ou par une même nécessité, elle s’est prise à croire à la réalité de son mystère… 

En hommage à Maurice Béjart

Jeudi 29 novembre 2007

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 En hommage à Maurice Béjart – dont Burg se fait l’écho devant Jennifer – je voudrais attirer l’attention sur la scène de Coppélia, revisitée façon cabaret. Léo Delibes en aurait souri, lui qui a préparé la renaissance chorégraphique en France au début du XXe siècle. 

 Il suffit d’un décor dépouillé, d’une gestuelle épurée, d’un corps habillé de lumière, un corps que la scène rend à la fois si offert et si inaccessible, pour que la magie de la danse opère. Une arabesque, et la vie se met à sourdre : le robot, subtilement, se  métamorphose en être vivant et charnel, et bientôt la salle, captivée et captive, se fige, bouleversée par cette danseuse pourtant sensuelle, mais au corps si fluide, si svelte, si totalement habité par la grâce de la danse qu’il en est transfiguré pour ne plus irradier que la beauté féminine ! On pense au baiser du Prince charmant, ce baiser que toute femme attend de l’amour, qui fera d’elle un être rayonnant de bonheur, qui la fera passer de l’innocence au désir, du désir au don, du don à la plénitude…   

Nous touchons là au mystère de la femme, au rêve qu’elle incarne pour l’homme. Un homme d’abord voyeur et concupiscent, puis subjugué, « ravi », peu à peu conduit hors de son épaisse enveloppe trop matérielle, « ex-stasié », s’abandonnant à la fantasmagorie et n’ayant plus enfin d’yeux que pour la danse. 

Quel abîme entre les fantasmes pervers suscités par la « danse » d’Helen-Salomée, et ceux nés de cette femme de cabaret ! Helen – mais aussi Kilinga, le cobra ensorceleur – fait de la danse un instrument d’excitation et de convoitise, Jennifer un moyen d’élévation à la fois pour la danseuse et pour le spectateur. 

L’autre face

Samedi 24 novembre 2007

11-21-2007

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Avant que de subir les foudres de mes lectrices (et de leurs champions), je m’empresse de vous rassurer : l’histoire du miroir a également deux faces. Celle-ci, son double en quelque sorte, vous révélera en creux bien des compliments que la première partie n’osait ouvertement avouer. Comme dans un miroir, chaque élément du portrait a son reflet ; comme dans une glace, tout dépend où se pose le regard ! 

Le lendemain, la belle tourna son visage en larmes vers sa psyché : 

 «  Miroir, mon beau miroir, pourquoi m’as-tu dit que je suis laide ! Est-ce vrai ? 

 Et le miroir, plein de miséricorde, répondit à l’éplorée : 

– Rassure-toi : tu es belle ! Scrute avec attention ce que cachait chacune de mes vérités d’hier : tu es ingénue, romantique, ingénieuse à parfaire ton image ; intelligente, intuitive et sachant calculer ; tendre, sincère, attirante ; habile, experte, enjôleuse ; ayant l’art et la manière, complice en amitié et farouche amoureuse. Tu es satisfaite ? 

 Le sourire revint sur les lèvres de la femme.  Alors le miroir reprit :  

 – Rappelle-toi que ton miroir ne te mentira jamais plus que ta conscience. 

Gladiator… gracié, je l’espère. 

A propos de miroir *

Samedi 24 novembre 2007

11-19-2007


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 Les miroirs  écrit Miguel Asturias –  sont comme la conscience. On s’y voit comme on est, et comme on n’est pas. Cet extrait de conte (comptes !) s’en veut l’illustration. Il s’intitule : Le miroir à deux faces. 

… « Miroir, mon beau miroir, demanda ce soir-là une belle que sa conscience inquiétait, dis-moi vraiment qui je suis ! 

 Et le miroir, plein de vérité, répondit à la femme : 

 – En toi calculs, mensonges et perfidie se mêlent savamment à tes minauderies, à tes agaceries et autres airs innocents. Aguicheuse, coquette, faussement candide, tu fais l’offusquée dès qu’on évoque devant toi les réalités de la chair ; mais sitôt qu’on les dédaigne, tu les réclames et prends l’initiative ! Ton intelligence se confond avec la rouerie ; ton intuition n’a d’égale que ton aveuglement ; ta tendresse est égocentrisme. Avec toi la vérité est suspecte, d’autant que sur tes lèvres les mots jamais n’ont le même sens ; ta duplicité se pare des apparences de la plus grande sincérité ; tu excelles dans l’art du subterfuge, des pirouettes et des faux-fuyants. Ton art de te vêtir, de te parfumer, de te mettre nue, est toujours empreint d’artifices ; ton habileté à entortiller tes soupirants relève de celle du… rétiaire ; ton amour devient vite droit de possession, prétexte à emportements et occasion permanente de scènes. Enfin, pour enjôler les hommes et les pousser aux pires bassesses, tu es diablement experte, mais, complice avec tes comparses, tu te révèles la plus dangereuse des « meilleures amies ». 

Ce qui renvoie, comme par enchantement !, à l’Epilogue de mon roman : au dernier mot de la fin.   

Gladiator (qui voit déjà le pouce de mes lectrices tourné vers le bas !) 

* en réponse au rétiaire. 

Femme : contre… tout contre !

Samedi 24 novembre 2007

11-14-2007

Sourire  Je tiens d’abord à vous dire combien je suis heureux de constater avec quel art chacun d’entre vous se montre ingénieux à extraire du roman les citations qu’il juge utiles à son propos. A ce jeu, il est vrai, on peut faire dire à l’auteur plus qu’il n’y a mis ! mais du moins l’expression de vos commentaires en est-elle exempte de tout débordement. 

Dans ce nouveau chapitre que vous ouvrez sur les femmes, je compte, il va sans dire, sur votre pondération et sur votre délicatesse pour « mesure garder » comme le conseillait Patrick le 30 octobre.Ceux qui jugent seront jugés… et les personnages masculins sont loin de n’avoir que des mérites !  Mais soit ! parlons des femmes ou de « La  Femme » 

« Le cœur des femmes est un mystère insondable » avoue Peterson, pourtant fin psychologue. A vous tous réunis, serez-vous plus forts que lui pour en pénétrer les abysses ?

Quatre héroïnes se présentent devant vous : à laquelle iront vos suffrages ? laquelle sera clouée au pilori ?

Plus il y a de facettes à un diamant, plus il a d’éclat : serez-vous habiles joailliers pour l’enchâsser dans la monture qui lui sied ?

J’attends avec impatience de voir l’Eve que vous allez créer. A parier qu’elle aura toute l’ambiguïté du sourire de la Joconde !

Politique d’abord ?

Samedi 24 novembre 2007

10-31-2007

Me voilà bien surpris ! Qu’un roman policier sur trame de passions amoureuses déclenche en premier lieu un feu nourri sur les politiciens, serait-ce le signe que, sans le savoir, Maurras aurait raison avec son “politique d’abord” ou tout simplement que vous n’en êtes encore qu’au début de l’histoire ?

Quand bien même, je constate que les rapports de la politique et de la morale continuent de passionner les esprits. A donc dit vrai celui qui a écrit : “Les hommes ont ceci en commun, ils se rencontrent là où la politique les divise”.

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