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Archive pour septembre 2010

Sherlock Holmes et Peterson

Samedi 25 septembre 2010

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Sherlock Holmes est un personnage de fiction créé par Sir Arthur Conan Doyle dans le roman policier Une étude en rouge en 1887. L’ensemble de l’œuvre comporte 4 romans et l56 nouvelles, qui forment ce qu’on appelle le canon

Contrairement à notre inspecteur, détaché par Scotland Yard, Holmes est un détective privé. Pour cette raison, il n’apprécie guère la police officielle, ce que ne peut se permettre notre Lieutenant, et n’hésite pas à bafouer la loi lorsqu’elle lui paraît peu compatible avec la justice, insubordination interdite à Peterson malgré l’envie qui lui en prendrait. 

Le héros de Conon Doyle est excentrique, célibataire endurci et quelque peu misogyne, et par le fait semble assez froid ; le nôtre est très british, marié, sensible au(x) charme(s) féminin(s) et d’un abord chaleureux. Si tous deux sont minces, élégants et sportifs, Holmes vit de façon bohème, négligeant et fumeur invétéré, cédant parfois à la cocaïne, tandis que Peterson est un homme ordonné, méticuleux, ponctuel, qui ne s’octroie qu’exceptionnellement une cigarette et fait la chasse à la drogue. 

Tous deux ont en commun un amour passionné pour le travail, se montrent tenaces et lucides, font preuve de psychologie et philosophent, mais surtout sont dotés d’une mémoire remarquable pour tout ce qui peut les aider à résoudre les crimes, l’un étant fréquemment accompagné du Docteur Watson, l’autre, pour l’occasion, travaillant avec le responsable de la police du Comté. 

Des indices à la preuve

Vendredi 10 septembre 2010

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La police scientifique dispose de nombreux moyens pour aider à élucider un crime, et notre livre s’en fait naturellement l’écho. 

La balistique y est évoquée aux pages 106, 149, 215 : elle a pour principe de comparer les rayures du canon de l’arme incriminée et celles observées sur le projectile. Mais, outre le type d’arme et son calibre, elle détermine aussi la trajectoire, l’angle de tir, la distance, la position de l’arme, et même les ricochets. 

La biologie moléculaire apparaît aux pages 209, 211, 393, 397 : elle concerne l’ADN. Où trouve-t-on de l’ADN ? Dans toutes les cellules ! Il s’y ajoute ce qu’on appelle les traces latentes. Tous les liquides biologiques en contiennent : sang (globules blancs), sperme (spermatozoïdes), salive (cellules des parois des glandes salivaires et des muqueuses buccales), urine (cellules des canaux urinaires, de la vessie) et sueur. On trouve aussi de l’ADN dans les cellules des os, des dents, des racines des cheveux et des poils. 

Or il suffit qu’il y ait une micro goutte de sang ou des cellules mortes pour que l’on puisse en extraire l’ADN. L’incessante modernisation des moyens mis à la disposition des laboratoires permet, comme le luminol (Blue Star), de faire apparaître des traces de sang même après lavage à l’eau de javel, ou, comme la lampe «crimescope», de faire ressortir le moindre cheveu ou poil abandonné. 

En Grande Bretagne, grâce aux 3 millions de profils ADN enregistrés depuis une dizaine d’années, plus de 1000 traces d’origine inconnues peuvent être chaque mois attribuées à un individu.    

Les microtraces ne sont pas oubliées par le Sergent O’Neill : terre, gravillon, microrestes végétaux, pollens, diatomées (microalgues unicellulaires contenues dans les eaux naturelles), fibres, etc. Elles ont confirmé que le maire n’avait pas été tué sur les bords de la Tamise, mais dans les collines. 

La toxicologie, jointe aux symptômes cliniques : bave, rictus, piqûre dans la veine, intervient, page 368, dans le décès de William, provoqué par une overdose de drogue, ainsi que, page 211, dans l’identification des médicaments pris par le dealer. 

Enfin le médecin légiste et l’inspecteur, grâce à l’observation du cadavre de George : chaud, souple, sans lividité, ont une idée de l’heure récente de la mort, ce que confirme l’analyse des aliments ingérés, selon leur état de digestion. 

Les deux lettres, identifiées sans aucune ambiguïté possible, n’ont pas eu besoin du recours à la graphologie. 

Des traces aux indices

Mardi 7 septembre 2010

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Si l’on part du principe que « tout individu se déplaçant dans un milieu laisse des traces », il est indispensable d’être exercé à détecter la moindre d’entre elles et d‘avoir acquis une perspicacité aiguisée : ce qui est le cas du Sergent O’Neill et de l’équipe de spécialistes au sein de laquelle chacun sait ce qu’il a à faire. On sait aussi que plus le temps passe et plus on court le risque de les voir se perdre ou se brouiller. Leur quête est donc première dans l’ordre des urgences. 

Avant toute recherche de trace cependant, des photographies précises et détaillées sont prises et un plan détaillé est dressé : ainsi fait notre inspecteur sur les bords de la Tamise et à Whitehorse, précédé en cela par Lisbeth ! Ces photographies faites, la première investigation est la recherche d’empreintes digitales. Difficile en extérieur, cela est aisé dans l’appartement de Burg et au Darling. La table de chevet et la lampe de William, les armes et les douilles, le cellulaire et le carnet de Mr. Edouard, offrent un revêtement idéal, une surface lisse, vernie sur laquelle la sudation de la peau laisse des marques indélébiles.   

Pour ce faire, on utilise une poudre magnétique qui sert à révéler les traces papillaires, qu’on récolte par transfert sur un papier adhésif. On examine alors les minuties : ce sont des interruptions de crêtes, des bifurcations, des figures en delta, des boucles, etc. Il suffit ensuite de les scanner dans la centrale T4, un ordinateur de haute technologie qui sort en une heure la fiche correspondant à la personne, sachant qu’il faut douze points de similitude pour attester la comparaison entre deux empreintes digitales. Le Fichier automatisé des empreintes digitales (FAED) contient plus de 3 millions de relevés. Encore faut-il être fiché comme John Bright ou l’Indonésien.