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Archive pour janvier 2010

A propos de Dartford

Mardi 26 janvier 2010

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Il est vrai que la ville a souffert d’un énorme déclin au cours du XXe siècle. Les brasseries, les fabriques de papier, les minoteries et les usines de chaux et de craie ont été les principaux secteurs d’activité industrielle à disparaître. 

Les usines de ciment Swanscombe, dont l’emplacement est aujourd’hui revitalisé en centre d’achats, ont été fermées en 1990 : la pollution entraînée par leurs poussières était le sujet de plaintes qu’on pouvait lire dans la presse locale durant tout le XXe siècle. 

À son sommet, dans les années 80, Dartford avait plusieurs chaînes de magasins prestigieuses telles Sainsbury’s, W.H. Smiths, Topman, Boots, et Marks & Spencer, mais plusieurs d’entre eux ont fermé durant le début de 90 pour laisser la place à des marques moins chères telles Primark et Wilkinson. 

 P. 25 - Je n’ai pu retrouver trace du discours du maire cité entre guillemets, mais il correspond parfaitement à la situation. Pour moi aussi l’action du roman se situe vraiment à l’orée du XXIème siècle. 

François-Xavier  (via John W.) 

Newham

Jeudi 21 janvier 2010

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L’auteur, à n’en plus douter, est à la pointe de l’info ! Pour preuve, cet article de la presse anglaise du 18 juillet 2007 

Londres aura son usine de dessalement 

« La première grande usine anglaise de dessalement sera construite dans la commune de Newham, à l’est de Londres, à proximité du barrage aménagé sur la Tamise pour contenir les marées. Le projet a reçu le feu vert du gouvernement et sera mené par la compagnie Thames Water. Grâce à la technologie de l’osmose inverse appliquée aux eaux saumâtres du fleuve, cette unité pourra vers 2010 produire chaque jour quelque 140 millions de litres d’eau potable. Le prix du projet est estimé entre 200 et 300 millions de livres (300 à 450 millions d’euros). 

La décision du gouvernement met fin à une longue bataille avec le maire de Londres, Ken Livingstone, pour qui il aurait été plus judicieux de mettre fin aux fuites du réseau de la ville, vieux d’un siècle et dont on dit qu’il perd un tiers de ses eaux. »

… et pour le prochain roman : Mais, à son tour, le projet d’une nouvelle mosquée pouvant accueillir 12 000 fidèles suscite des oppositions !

 Et chez nous, selon Actu-Environnement.com – 20/03/2006 

Confrontée à une pénurie sévère et prolongée d’eau depuis le printemps dernier, Belle-île-en-mer se dote de deux installations de dessalement d’eau de mer. Elles seront opérationnelles en avril et juin prochain. 

David et Natacha

Town Pier

Dimanche 17 janvier 2010

  gravesendtownpier2004.jpg 2004 gravesendtownpier2007.jpg 2007 

Les articles sur le port de Gravesend et l’incessante navigation qui règne sur la Tamise m’ont fait découvrir Town Pier. C’est une sorte d’appontement ou de jetée d’embarquement, toute vitrée, la première au monde à avoir été bâtie sur pilotis en fonte, et qui, comme le montrent les deux photos, a été restaurée tout récemment. 

A cette occasion, je me suis souvenue d’une relation de voyage à Londres de Théophile Gautier. Mon sang n’a fait qu’un tour lorsque j’y ai aperçu le nom de Gravesend. Rien n’a changé sinon le nom des bateaux ! En voici un extrait pour exciter la curiosité littéraire de mes co-lecteurs.

           Théophile Gautier : Une journée à Londres 1842 

 « La Tamise, ou plutôt le bras de mer dans lequel ses eaux se dégorgent, est d’une telle largeur, et ses rives sont si basses, que, placé au milieu du fleuve, on ne les aperçoit pas; ce n’est qu’au bout de plusieurs milles qu’on les découvre, minces, plates, linéaments noirs entre le ciel gris et l’eau jaune. Plus le fleuve se resserre, plus la foule des vaisseaux devient compacte […]

Outre les steam-boats, les vaisseaux à voiles, bricks, goélettes, frégates, depuis le massif trois-mâts jusqu’au simple bateau de pêcheur, jusqu’à la pirogue, où deux personnes peuvent à peine se tenir assises, se succèdent sans relâche et sans intervalle; c’est une interminable procession navale, où toutes les nations du monde ont leurs représentants. Tout cela va, vient, descend, remonte, se croise, s’évite avec une confusion pleine d’ordre et forme le plus prodigieux spectacle qu’il soit donné à un oeil humain de contempler, surtout lorsque l’on a le bonheur rare de le voir, comme moi, vivifié et doré par un rayon de soleil. »

 Valentine  

Pont sur la Tamise

Jeudi 14 janvier 2010

 pontdartford.jpg p.149 180pxdartfordtollbridge3787.jpg

Désolé, Elodie, je pense qu’il ne s’agit pas d’un des deux tunnels, dont le premier fut ouvert en 1963 et son jumeau, en 1980, mais bien du pont par lequel la route A282 traverse la Tamise pour gagner l’est de Londres : le pont à péage Queen Elizabeth II Bridge, ouvert en 1991. 

Il est vrai que Peterson, à la p.544, dit aux équipes placées au nord, donc sur la Tamise, de garder « les ponts », donc également les deux tunnels, ce qui est logique. Car non seulement il pense à tout comme il se doit, mais c’est la route qu’il doit prendre pour rentrer chez sa tendre épouse ! et revenit dare dare à chaque retournement de situation… comme il se doit aussi !

Olivier 

Southland/Gravesend

Mercredi 13 janvier 2010

 gravesend.gif  

- Bien évidemment cette ville n’existe pas : cela fait partie des conventions, comme le dit l’avertissement au lecteur (p.5). Mais la curiosité m’a poussée à scruter les « bords de la Tamise » côté estuaire, sur la rive sud. Southland ressemble effectivement à Gravesend. 

- « Cinquante mille habitants » (p.13) : le détail est exact ! 

- Je connais cette ville pour l’avoir traversée pour me rendre à Londres par le tunnel de Dartford, que j’ai cru reconnaître dans le pont « hors zone » que vous mentionnez (p.149) quand Peterson délimite au compas la zone du meurtre. 

- Vous faites passer George par le port et les entrepôts des quais (p.43) : mon errance à pied dans les docks est mémorable ! La navigation  qui règne sur la Tamise est incessante : je la retrouve sous les expressions (p.13) « échanges commerciaux » et (p.15) « trafic fluvial ».   

- Vous évoquez, à la p.13, le « tourisme vert » : en effet un ferry vous dépose toutes les trente minutes à la rive de Tilbury d’où une navette vous mène directement à la gare de Tilbury, où vous pouvez profiter des correspondances pour Londres et son centre financier ou bien pour la station balnéaire de Southend. 

- Enfin (p.43) George se dirige par « Milton Road et Rochester Road » vers « la tentaculaire conurbation que composent Chatham, Rochester et Gillingham » : c’est la A226. 

La réalité géographique est bien celle de Gravesend ! c.q.f.d.    

Elodie      

Méfiez-vous de l’eau qui dort

Samedi 9 janvier 2010

tamise.jpg Aimer… et mourir p.312

J’ai trouvé la source, si je puis dire ! Benjamin. 

L’eau de la Tamise montre une hausse de la consommation de cocaïne 

LONDRES (AFP) – La consommation de cocaïne à Londres est en forte augmentation, selon les résultats d’une analyse des eaux de la Tamise présentés dimanche par l’hebdomadaire conservateur Sunday Telegraph.
L’étude a consisté à mesurer la quantité de cette drogue passée des urines des consommateurs aux eaux du fleuve via les égouts.
Quelque 150.000 « lignes » (doses) du stupéfiant sont absorbées chaque jour dans la capitale britannique, ressort-il de cette enquête suggérant que les statistiques officielles sont 15 fois inférieures aux chiffres réels.
Quelque 139 décès ont été attribués à la cocaïne en Grande-Bretagne en 2002, dernière année pour laquelle un chiffre est disponible. Le nombre
des morts était de 19 en 1996. 

Hélicoptère

Mardi 5 janvier 2010

eurocopter.jpg  Ec 135T    280pxeurocopterec135t2.jpg

P.545 – Ma part sera infime ! mais dites-moi si je me trompe : l’Eurocopter EC 135T serait-il celui qu’emprunte Peterson lors de sa descente sur le repaire de la mafia ?
Par sa date de mise en fonctionnement et pour ses qualités d’agilité et surtout de silence, il me semble tout à fait correspondre à l’engin utilisé par la police britannique.
A l’appui de ma supposition, je joins l’article de Wikipedia.

« Ce prototype était notamment équipé de commandes de vol électriques (CDVE) et d’un rotor principal sans articulations d’un type nouveau, réduisant d’une part au maximum le bruit et les vibrations provoquant une fatigue des matériaux et offrant d’autre part des avantages en termes d’agilité et de réactivité

Lors de la création d’Eurocopter en 1992, la partie française d’Eurocopter (l’ancienne division hélicoptères du groupe Aérospatiale-Matra) apporta de son côté le rotor anti-couple de type fenestron qui permet une baisse supplémentaire du niveau de bruit et apporte de grands avantages du point de vue de la sécurité des personnels au sol. 

Le premier vol eut lieu à Ottobrunn près de Munich  le 15 février 1994. La production en série (à Donauwörth) débuta en 1996. Le modèle de base se décline en plusieurs versions civiles et militaires. » 

Stéphane          

Police fluviale

Lundi 4 janvier 2010

 800pxpoliceboatatpoolearp.jpg Serge    targa31.jpg Targa 31 

Riche idée, ce nouveau jeu de piste : « A la recherche des réalités » ! A nous de jouer les Sergent O’Neil méticuleux, au regard aiguisé et toujours en éveil… sauf devant une bonne ale ! 

Les interventions, fort intéressantes des lecteurs, m’ont poussé à chercher des renseignements sur la police de Londres et ses fameux bobbies, sur la Brigade du feu et, vous en parlez dans votre roman (p.105), sur l’unité de police intervenant sur la Tamise. C’est ainsi que j’ai trouvé la photo de la vedette fluviale Targa 31 ! 

En prime, grâce au blog, je m’aperçois du travail de précision dans les recherches auquel doit s’astreindre un écrivain ! Passionnant.