Archive pour avril 2009

L’art de la séduction de 5 à 7

Mardi 14 avril 2009

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Parti un grand mois et sans accès à Internet, je découvre tant de commentaires qui illustrent, chacun à sa manière, les tours et détours de la séduction, quand ce n’est pas ce que d’aucuns appellent non plus un « crochet » mais un « direct », l’un ose le « rentre dedans », que j’ai résolu d’en faire un dossier plus ordonné, comme le suggérait Paul. De 5 à 7… points ! 

1- Le déclic 

Le premier regard   Hommes et femmes s’accordent pour souligner que tout se joue quand les regards se croisent, qu’une seconde suffit pour ressentir soit de l’attirance, soit de la répulsion. Encore faut-il être en état de capter dans ce coup d’œil un appel, une interrogation, une invite au contact. De l’avis unanime donc, la rencontre des regards est déterminante. 

La première impression : Ici, les conseils émanent plutôt des hommes. Le mot « cool » revient souvent, ce qui signifie avoir l’air détendu et serein, être bien dans sa peau, ne pas se sentir complexé, bref assumer son physique en tablant sur sa personnalité. Autant de qualités qui plaisent aux femmes et qui, affirment-ils, ne les laissent jamais insensibles. Il s’agit donc de se montrer confiant, entreprenant et, en mâle sûr de soi et conquérant, ne pas avoir froid aux yeux. De l’audace, encore et toujours de l’audace ! 

Pour les lectrices, la clé de… contact réside dans l’acceptation joyeuse de soi : il faut avant tout se plaire à soi même et être en accord avec sa féminité. 

La silhouette : 

Surprise : cet aspect de soi auquel les femmes sont extrêmement sensibles, sans doute sous l’influence omnipotente des magazines et des images de publicité, n’a pas une part déterminante aux yeux des messieurs. Certes ils sont nombreux à admettre que l’élégance de la silhouette attire leur attention, mais que le sveltesse ou des formes plus rondes dépendent des goûts de chacun. Mesdames, sachez qu’ils sont en majorité friands de « volumes bien placés » ! 

L’habillement, le maquillage, les accessoires… 

Il ressort de vos réflexions qu’ils n’ont finalement de valeur qu’autant qu’ils révèlent le soin qu’on accorde à sa personne, mais surtout qu’ils signent un « style » : ce mot revient souvent comme étant le révélateur immédiat d’une personnalité. Certes ils accrochent le premier regard mais passent vite au second plan. 

2- La prise de contact 

Lors de la prise de contact, la conversation est essentielle dans la manière de se faire connaître, mais aussi dans la séduction que chacun exerce sur l’autre. C’est que la conversation est un art et que la parole est « magique ». 

Nos lecteurs, qui paraissent d’un coup bien simples et carrés, y voient quasiment tous l’occasion d’une démonstration de performance ! Briller, étonner, en mettre plein la vue, avoir du bagout, montrer sa culture, étaler ses goûts, plaisanter et faire rire, et parler de leur travail, voilà leurs objectifs. Alors que pour nos lectrices, si l’humour a une part non négligeable aussi bien au premier abord que par la suite, le contenu de la discussion semble ne  pas avoir grande importance : l’essentiel pour elles est dans les non-dits et dans le subtil langage non verbal où la femme excelle. 

Si la femme aime en effet connaître très rapidement l’identité de la personne : prénom et situation, elle est très vite « à l’écoute » : une oreille fixée sur le contenu de la conversation, l’autre sur les résonances qui se produisent en elle sous forme de sensations et d’émotions – doux frissons, vague de chaleur, petits courants allègres, gorge serrée, accélération du pouls et de la respiration –  toutes antennes sorties pour capter les affinités !    Ses réponses passent surtout par des gestes qu’elle sait plaire aux hommes – et apparemment ils sont plus que d’accord ! –  : se passer la main dans les cheveux, découvrir sa nuque, jouer avec son collier dans l’échancrure du corsage, poser un doigt sur une lèvre, montrer par ses regards qu’elle est littéralement captivée, tendre imperceptiblement le bras pour y espérer une main qui viendrait l’effleurer… 

3- La séduction verbale 

Lors des premiers échanges, le choix et le contenu des thèmes sont généralement dévolus aux hommes, qui en font leur point fort ; mais ce faisant ils se découvrent plus qu’ils ne le croient ! 

Le discours 

- Les sujets abordés dévoilent vite chez eux leurs centres d’intérêt, mais les femmes, certes très sensibles au niveau de culture, y cherchent surtout la tendance à la frivolité ou au sérieux, au matérialisme ou à l’idéalisme, à l’optimisme, à la morosité, au dénigrement, aux positions rigides ou à l’ouverture d’esprit, toutes qualités ou défauts dont la vie sentimentale est affectée. 

- Le suivi des arguments ou du récit, par quoi les hommes croient impressionner et montrer leur force de conviction, ou bien le décousu et les sauts du coq à l’âne par quoi ils s’essaient au feu d’artifice, intéressent les femmes dans la mesure où elles y découvrent le philosophe, le débatteur, le fantaisiste ou le raisonneur avec lequel il leur faudra vivre ! 

- Au vu des qualités d’analyse, l’homme de son côté teste la finesse d’esprit, la pénétration, l’intuition dont toute féminité est parée ; la femme, elle, se demande s’il a le sens du détail et des nuances ; par son esprit de synthèse, il prouve qu’il a de la largeur de vue, qu’il domine son sujet, qu’il a les idées claires ; elle traduit : saura-t-il organiser, décider, prendre les choses en main ? 

L’art et la manière 

Si un dîner ne se conçoit pas sans conversation, les nuits câlines se passent aisément de discours ! mais non de mots doux, de murmures frissonnants, d’ardente passion. C’est pourquoi la manière de parler compte plus que ce qui est dit. 

- La façon de raconter, à laquelle les femmes sont très attentives, révèle l’originalité, l’imagination qui sait surprendre, l’art du suspense, l’ironie ou l’humour, la légèreté insouciante, la drôlerie ou la gravité. Une femme qu’on fait rire est conquise ! 

-  Le ton laisse paraître la détermination ou la timidité, l’ardeur et la passion ou le respect poli des distances ; l’esprit critique, caustique ou râleur ; l’être intériorisé ou extériorisé. Le débit fait transparaître le volubile, le timide, le taciturne. La vibration de la voix traduira l’enthousiasme ou l’émotion contenue. 

- Le tour d’esprit, la facilité à jouer avec les mots, et surtout le sens de la repartie… sont autant d’atouts maîtres dans le jeu aussi bien des hommes que des femmes. 

- Et le temps de parole mesurera la discrétion à parler de soi ou la propension à étaler son Moi, le vaniteux donc, ou l’égocentrique  qui ramène tout à lui et accapare la parole, et encore le baratineur ! 

4- La séduction vocale 

La voix est un atout indéniable dans la séduction, chez les hommes comme chez les femmes. Beaucoup de femmes sont séduites par la voix d’un homme, surtout par l’intonation et le rythme : d’où l’importance des murmures et de la chaleur mise dans l’expressivité. Pour un homme, le  timbre compte davantage : une voix plutôt grave est ressentie comme étant plus sensuelle et plus attirante qu’une voix trop aiguë. 

Pour les deux, le rire est primordial : les femmes n’apprécient guère un rire masculin sonore, lourd ou grivois, elles le préfèrent spirituel, coquin et complice ; les hommes aiment le rire cristallin s’il est discret, ou roucoulant  et plein de douceur, ou quelque peu rauque et troublant. 

5- La séduction gestuelle  

La façon dont on meut son corps est sans doute la source de séduction la plus efficace. Les femmes attendent d’un homme qu’il ait de l’allure, de la souplesse, une sorte de rayonnement qui dise sa force et son assurance, et si possible de l’élégance. Des femmes, ils apprécient  une belle posture, une belle cambrure, un style de coiffure, un port de tête, avant tout donc une silhouette. Une femme qui sait bouger, notamment sur une piste de danse, séduira plus facilement. Mais très rapidement leur regard se porte sur le visage : un beau sourire, des narines frémissantes – ah, le nez de Cléopâtre ! – une moue expressive, un jeu mobile des lèvres, un plissement des yeux, et les voilà conquis ou déçus ! C’est à partir de cette gestuelle que chacun imagine le comportement dans les rapports amoureux. Un partenaire coincé, pataud, empoté, n’augure pas de folles équipées ! En revanche nombreuses sont les lectrices pour qui  les mains sont  un élément à ne pas négliger dans le jeu de séduction : elles parlent bientôt plus que les mots ! Ce sont elles qui caresseront : sont-elles douces et chaudes, fines et nerveuses, fermes mais non épaisses, surtout pas moites ! chacun les imagine sur sa peau.    

6- La séduction olfactive 

Irrésistibles parfums et déodorants ! Pour les spots publicitaires, ils auraient presque plus de pouvoir de fascination qu’une voiture ! Un commentateur écrit que, pour un grand nombre de chercheurs, l’attirance entre deux êtres passerait avant tout par l’odorat, grâce, disent-ils, aux phéromones qui touchent de façon inconsciente le cerveau des partenaires. Produites par les glandes apocrines, ces phéromones donnent une empreinte olfactive personnelle unique, répulsive ou attirante selon chacun. Pourtant vos réflexions montreraient plutôt que les effluves sont… ressentis comme un excès qui dessert l’agrément d’une rencontre et qu’en conséquence parfum, eau de toilette, déodorant, devraient plus rehausser l’odeur corporelle que la masquer, car c’est elle, à l’état « pur », qui se révélera dans l’intimité !  

7- La séduction par le prénom 

Celle-là ne nous appartient pas ! Mais l’autre aura à le prononcer pour exprimer son amour, son désir, sa tendresse. Par lui se fait en quelque sorte l’accès au mystère de l’autre. On rejoint là la séduction verbale et auditive.  Tout ce qu’ils contiennent de douceur, de force, de romantisme, d’exotisme (cela varie avec les modes) dans leur prononciation rejaillit sur l’image que l’on se fait de l’autre. Une étude réalisée par des linguistiques révèle l’impact inconscient du prénom : ces derniers ont publié sur Internet des photos avec un prénom, et ont demandé aux internautes de voter pour les plus sexy ; puis ils ont recommencé en échangeant les prénoms. Ils ont pu constater que la sonorité du prénom était essentielle dans l’attractivité de la personne.   

Dans les prénoms de  femmes, les voyelles longues, à la sonorité arrondie, les rendent plus séduisants ; plus propres avec ses o ou ses è ouverts, ses i feutrés plutôt que pointus, ses e muets porteurs de suspension, à exprimer douceur, tact, rêve. Les consonnes dites marines (l, r, m, n,) et élyséennes (j, v, z) sont dites avoir une polarité féminine. Celles qu’on prononce avec les dents et surtout avec les lèvres évoquent naturellement les baisers et les liquides, la fluidité que les hommes associent à la féminité ; mais les nasales ont une mollesse et une langueur qui plaît ! 

Les prénoms qui font masculins s’appuient plutôt sur des consonnes fortes, souvent gutturales ou explosives : p, t, k, f, s, b, d g, ainsi que sur les voyelles fermées, plus affirmées, ressenties généralement comme plus viriles. Mais comme on ne choisit pas son prénom ni celui de qui déjà nous plaît : reste à avoir une manière personnelle de le prononcer, une manière « inimitable » !  

En conclusion, je n’aurais garde d’omettre la séduction des prévenances qui relèvent des qualités de cœur, d’éducation, de respect : ce pour quoi étaient connus les Français, la galanterie, fort bien codifiée dans le monde courtois et dont il nous reste, même en démocratie, la si belle expression de « faire sa cour ». 

Vos réactions ne sauraient tarder. Mais comme je m’absente encore pour un mois, 

je vous propose de répondre à la question suivante : 

 Pour vous, quels sont les six atouts maîtres  de la séduction ?                               - chez une femme 

- chez un homme 

            Le résultat paraîtra le 15 mai