Archive pour avril 2008

Faire-part

Lundi 28 avril 2008

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Le monde fictif n’épuise pas la réalité et pour être auteur, on n’en est pas moins homme. Les contingences d’un déménagement m’ont privé à la fois de temps et de connexion Internet. J’habite désormais dans l’avenue centrale de Saint-Nazaire, plus près des commodités de la ville mais plus loin de l’étang dont les couleurs changeantes mettaient à l’épreuve mon art de la description ! 

Durant ces trois semaines, le blog a reçu plus de cent visites : une grande marée ! Une quinzaine de commentaires attendent d’être « modérés » et classés par thèmes. Merci à tous, et singulièrement à ceux qui se sont lancés dès le début : ils ont donné un tour très particulier à la rédaction de leur sentiment, l’étayant toujours sur des citations empruntées au roman et en tenant la gageure de ne jamais rien dévoiler d’essentiel de l’intrigue. 

Me voici pris au piège : désormais c’est moi qui attends de lire votre prose ! Mais je ne suis plus aussi disponible pour entretenir avec chacun un courrier devenu trop abondant : je mets en effet la dernière main à un autre ouvrage – Mon Voyage en République Dominicaine – auquel je compte joindre un C.D. de quelque 700 photos. De l’ordre de deux cents pages, il sera à la fois un guide précieux pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus – 3000 Km jusque dans les coins les plus inaccessibles – et un tissu de confidences personnelles. 

Rassurez-vous cependant : comme pour les enfants, la naissance d’un deuxième livre n’enlève rien à l’attachement qui nous lie au premier, lequel bénéficie même, comme tout aîné, d’une tendresse spontanée ! 

Avale-tout

Dimanche 6 avril 2008

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A mon tour de dauber la télévision ! 

Il n’y a pas qu’aux téléspectateurs crédules à qui l’on fait avaler n’importe quoi. Je ne parle pas des publicités « mensongères » mais de ces rodomontades qui suivent les résultats d’élections. 

Là, personne n’avale sa langue… de bois. Les perdants, à défaut d’avaler la pilule, se jettent, furieux, comme prêts à les avaler, sur ceux qui se gaussent d’eux et qui, comme matamores et fiers-à-bras, font de leur côté les avale-tout-cru. Difficile en effet pour les uns d’avaler le morceau sans protester, et pour les autres de ne pas en profiter pour leur faire avaler leurs bulletins de vote ! 

D’autant que les vainqueurs, pour y arriver, ont dû avaler la mer et les poissons, depuis les requins appâtés jusqu’au plus menu fretin pourvu qu’ils fassent nombre. Et de vouloir maintenant tout avaler, prétendant mener enfin à terme, à bride avalée, toutes les réformes à la fois quelles qu’en soient les difficultés : aux gogos, qui ont déjà avalé l’hameçon, d’avaler ces mirifiques promesses d’avaleurs de sabre ! 

 Et je ne donne pas longtemps à nos gobe-mouches pour voir avaler leurs espoirs par une porte dérobée ou un trou de « Sécurité », et repartir aux urnes, les épaules bien avalées, concluant – comme Michael – pour la énième fois : « … Des rêves brisés… des illusions déçues… La vie n’est que songe creux… et moi, un jobard… »